Alfred de Musset 1834 Editions Folioplus classiques 2014
Lorenzo de Médicis, par l’assassinat (« homicide commis avec préméditation ou guet-apens » Lexique des termes juridiques Dalloz) en 1537 de son cousin Alexandre de Médicis, duc de Florence, est resté dans l’Histoire et a fait l’objet de créations littéraires. Cependant, dans l’oeuvre de Musset, cet acte a-t-il fait de Lorenzaccio un héros? Musset a écrit sa pièce en 1834, soit 30 ans après la naissance du Code civil qui a instauré en son article 1382 le principe de la responsabilité civile ainsi rédigé : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Ceci explique sans doute la sagesse de Philippe Strozzi à qui Lorenzo donnera la clé de sa chambre où gît le Duc, sachant probablement que c’est le vieil homme qui a raison. La question des moyens utilisés pour atteindre un idéal est donc posée (I) à laquelle correspond celle de la responsabilité induite par les moyens choisis (II).
Florence, depuis plusieurs siècles vit dans l’instabilité politique, l’empereur et le pape étant en conflit. En 1266, la ville passa entre les mains des marchands et furent adoptées les « ordonnances de justice » de 1293 qui exclurent les membres de la noblesse des fonctions politiques. En 1513, Jean de Médicis nommé Pape Léon X, place les Médicis (famille de riches banquiers) aux postes clés de Florence dirigée de fait par le pape, donc les cardinaux. En 1527, Charles Quint entre en conflit avec Jules de Médicis appelé pape Clément VII. Le peuple de Florence chasse les Médicis et réinstaure la République. En 1529, Charles Quint réconcilié avec le Vatican, ordonne à ses armées de reprendre Florence et d’y installer un Médicis. Le siège de Florence a duré environ 10 mois. En effet, Charles Quint impose la présence de soldats allemands afin de faire régner l’ordre à Florence. En 1530, la ville de Florence a signé sa capitulation face à Charles Quint dans laquelle était rédigé un article qui garantissait la liberté des citoyens, mais il n’en fut pas tenu compte. En 1531, Alexandre de Médicis, devenu Duc de Florence, va réduire les libertés et provoquer la colère des Républicains lorsqu’il veut revoir les institutions. Les soldats allemands sont toujours présents dans la ville. Lorenzo tuera son cousin en 1537 mais la situation politique ne changera pas. Cosme 1er succédera à Alexandre de Médicis, et en 1538, Florence est sous sa dictature.
Lorenzo, arguant d’un idéal de Liberté, va tuer Alexandre de Médicis. La question des moyens utilisés pour atteindre son idéal est donc posée. Nous pouvons distinguer les moyens illégitimes de parvenir à un idéal des moyens légitimes.
Durant toute la pièce de théâtre, Lorenzo se plaint d’avoir été déçu par les hommes qu’il trouve encore plus lâches que lui et qu’il veut faire comparaître au « tribunal de sa volonté », ainsi page 96 Acte III Scène 3, « je jette la nature humaine à pile ou face sur la tombe d’Alexandre-dans deux jours, les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté » car il sait son acte vain, qu’il n’y aura pas de révolution. Dans ce cas, pourquoi tuer son cousin et de toute façon, tuer est-il un moyen légitime pour changer les choses? En effet, par opposition aux moyens illégitimes (A), il existe des moyens légitimes de faire avancer une société (B).
Les moyens illégitimes énumérés par Lorenzo et usés par lui ou d’autres intervenants, sont nombreux.
Tout d’abord, Lorenzo prétend ainsi que le confirme sa mère, Marie, avoir été un étudiant studieux, adepte de la morale. Mais il prétend aussi que ses études, la littérature, ont soudainement provoqué en lui l’idée d’un meurtre pour « Être grand » (Acte III Scène 3 page 87): » Si la Providence m’a poussé à la résolution de tuer un tyran, quel qu’il fût, l’orgueil m’y a poussé aussi ». Idée qu’“il faut que je sois un Brutus » page 88. En effet, Lorenzo nous explique qu’au départ, il voulait tuer Clément VII lorsqu’il était encore à Rome, mais par un soir d’ivresse, il a décapité les 8 têtes des rois barbares présentes sur de l’arc de Constantin qui venaient d’être restaurées. Il a alors été banni de Rome ce qui a fait échouer son premier projet d’assassinat. Lorenzaccio est ambitieux : il dit que pour tuer, il veut « agir seul »; il dit « travailler pour l’humanité ». Pour arriver à ses fins, il a troqué sa vertu contre le vice afin de gagner la confiance du duc qui est un débauché. C’est un violeur et il prostitue les filles. Lorenzo est complice de son trafic. Il est aussi devenu un traitre au profit du duc et espionne les Strozzi ainsi que les bannis. Page 27 Acte I Scène 4 Le Duc parlant de Lorenzo lorsque le cardinal lui dit de se méfier de lui : « Il est glissant comme une anguille; il se fourre partout et me dit tout. (…) C’est mon entremetteur ». Alexandre dit de Lorenzo que c’est « le plus fieffé poltron ! une femmelette, l’ombre d’un ruffian énervé ! un rêveur qui marche nuit et jour sans épée, de peur d’en apercevoir l’ombre à son côté! d’ailleurs, un philosophe, un gratteur de papier, un méchant poète qui ne sait seulement pas faire un sonnet! ». Il le décrit comme étant un « petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant », etc. page 28. Lorenzo aime le pouvoir, page 27 Sire Maurice dit au duc parlant de Lorenzo : « On sait qu’il dirige vos plaisirs ». Lorenzaccio, calculateur, afin de prouver qu’il est inoffensif, refuse un duel à l’épée car trop lâche et s’évanouit.
Lorenzo, dans l’oeuvre de Musset semble être jaloux son aïeul, Laurent Le Magnifique (1449-1492) qui était beau, fastueux et généreux. Il protégea les savants et les artistes, dota richement la bibliothèque qui porte son nom et encouragea l’imprimerie. Lorenzo veut-il être aussi grand que son illustre aïeul? Il effacerait son vice par un crime qu’il dit être salvateur car il imagine ainsi sauver sa belle-soeur Catherine des griffes du duc qui la convoite et qu’il n’a pas réussi à détourner d’elle. Lorenzo veut être Baccus qui a endormi tout le monde avec son vin pour agir.
La corruption concerne aussi le cardinal qui, jaloux, veut évincer Valori avec l’accord du pape qui le trouve trop vertueux. Il raille sa probité. Le cardinal dit qu’il agira dans l’ombre et le silence comme le pape le lui a demandé Acte II Scène 3 page 51. Il va utiliser la Marquise Cibo, sa belle-soeur, afin de manipuler Alexandre qu’il pense pouvoir piloter par la confession de la Cibo. Mais la Marquise bien que devenue la maîtresse du duc, saura résister au cardinal.
Le cardinal a un égo démesuré, il rappelle à la marquise Cibo son pouvoir et Acte IV Scène 4 page117 : « Puisque vous m’appelez l’ombre de César, vous auriez vu qu’elle est assez grande pour intercepter le soleil de Florence. ». Il se considère comme étant au-dessus du duc et peut-être de Charles Quint et du pape car page 115 “ Apprenez-le : ce ne sont pas les titres qui font l’homme- je ne suis ni envoyé du pape ni capitaine de Charles Quint-je ne suis plus cela. »
Le cardinal est également jaloux de son frère, le maquis de Cibo Acte II Scène 3 page 51 il imagine la marquise dans les bras du duc et ajoute page 52 « cela valait bien le petit sacrifice de l’honneur conjugal et de quelques autres bagatelles. »
A ces moyens illégitimes de parvenir à ses fins, viennent s’opposer les moyens légitimes (B).
Le premier moyen légitime pour changer de système politique est le vote. C’est ce que rappellent les étudiants aux militaires allemands après le décès du duc mais ils ne seront pas entendus. Alors, ils livreront bataille et étant seuls, ils perdront, un étudiant étant tué. Mais, en coulisses, les notables devaient élire le successeur d’Alexandre. Ils élurent Cosme 1er sans le connaître et espèrent qu’il acceptera. Le système est donc perfectible. Afin d’améliorer les choses, l’instruction est très importante et l’évolution de la société se fait par l’érudition. C’est ce que nous dit Philippe qui se plaint et souhaite Acte II Scène 1 que « les basses classes deviennent assez fortes pour empêcher les petites filles de rire lorsque leurs parents pleurent ! » car il souhaite que l’éducation leur apprenne la vertu et que leur érudition les éloignera de la corruption. Il souhaite le bonheur des hommes et que le mal ne soit pas « irrévocable, éternel, impossible à changer » page 43. Il en appelle à la République, le philosophe ne suffisant pas. La culture est très importante. Son fils aîné, Pierre, l’appelle le « jardinier ». Philippe a une importance et une aura incontestées parmi les nobles. Il parle avec poésie notamment Acte IV Scène 6 page 123 à propos de l’enterrement de sa fille Louise supposée empoisonnée par un domestique de l’épouse de Salviati « (…) Un jour de plus, pensais-je en voyant l’aurore, un sillon de plus dans mon champ! (ride) (…) ».
Philippe refuse de faire la révolution et oppose la notion de vengeance d’un père outragé dont on a jeté ses deux fils en prison et tué la fille, au fait de prendre les armes contre sa patrie. Il va préférer s’exiler plutôt que l’on s’en prenne à sa famille ou ses amis. L’on pourrait penser que c’est cela la véritable noblesse, celle du coeur.
L’artiste a le moyen d’être libre ainsi que le dit le peintre engagé par Lorenzo qui s’en servira pour le crime. Acte II Scène 2 page 47 « Réaliser les rêves, voilà la vie du peintre ». Puis, page 49 : « Je ne ris point du malheur des familles; je dis que la poésie est la plus douce des souffrances, et qu’elle aime ses soeurs. Je plains les peuples malheureux, mais je crois en effet qu’ils font des grands artistes. » Enfin, « Je n’appartiens à personne. Quand la pensée veut être libre, le corps doit l’être aussi. » Il sera cependant corrompu par Lorenzaccio qui l’utilisera pour l’assassinat du duc.
Enfin, la morale aurait pu sauver Lorenzo mais il l’a abandonnée pour devenir criminel. La morale de la marquise Cibo, même si elle a trompé son mari, vaincra le cardinal. Elle dit au cardinal qui veut qu’elle se confesse au sujet du duc « prenez garde à votre salut éternel, tout cardinal que vous êtes » Acte II Scène 3 page 54. Elle est plus croyante que lui et lui reproche que le duc se soit déguisé en nonne pour le carnaval et dit au cardinal qui le justifie que “ L’exemple est à craindre, et non l’intention. » (…) Ceux qui mettent les mots sur leur enclume, et qui les tordent avec un marteau et une lime, ne réfléchissent pas toujours que ces mots représentent des pensées, et ces pensées, des actions. » Acte I Scène 3 page 23 quI renverrait à la notion de responsailité civile de l’article 1382 du Code civil. Elle lui reproche page 24 « que la débauche serve d’entremetteuse à l’esclavage, et secoue ses grelots sur les sanglots du peuple ».
Tout en plaidant pour le droit à l’érudition des femmes « Une femme qui parle d’autre chose que de chiffons et de libertinage, cela ne se voit pas! » Acte III Scène 6 page 99, elle prévient et fait la morale au duc. Elle lui explique qu’il a un devoir moral vis à vis de son peuple : « Être un rayon de soleil qui sèche les larmes des hommes » (…) Sais-tu ce que c’est qu’un peuple qui prend son bienfaiteur dans ses bras? Sais-tu ce que c’est que d’être montré par un père à son enfant? » page 100. Le duc reste indifférent : « Je me soucie de l’impôt; pourvu qu’on le paye, que m’importe? » Elle persiste page 101 « Sais-tu où vont les larmes des peuples quand le vent les emporte? » Elle le prévient aussi du risque qu’il court de se faire assassiner page 102 « Tu as tué ou déshonoré des centaines de citoyens, et tu crois avoir tout fait quand tu mets une cotte de mailles sous ton habit. » Enfin, elle lui demande s’il n’a pas de coeur. Le duc conclut en lui disant de s’occuper « de son rôle de femme et de vraie femme » page 103.
Enfin, la marquise résistera au chantage du cardinal Acte IV Scène 4 s’adressant au cardinal: « Pour gouverner Florence en gouvernant le duc, vous vous feriez femme tout à l’heure, si vous pouviez. (…) et comme vous dites, qui sait jusqu’où les larmes des peuples, devenues un océan, pourraient lancer votre barque? » Ensuite elle prend ses responsabilités en avouant à son mari qu’elle l’a trompé page 120.
L’orfèvre fait la morale au marchand d’étoffes et plaide pour un retour à la République et rappelle que Philippe a pris ses responsabilités de père lorsque Pierre a cassé sa boutique avec un ballon et a payé les dégâts.
En effet, Musset semble étudier la responsabilité induite par les moyens choisis (II) qui s’expriment d’une part par la liberté de choix (A) et d’autre part, par la liberté d’action (B).
La liberté de choix d’une part, est représentée par le libre arbitre, c’est-à-dire la volonté. La liberté du peuple de se révolter ou pas, la liberté de conscience. Lorenzo sait que c’est Philippe qui a raison car une fois le crime accompli, il lui donne la clé de sa chambre où gît Alexandre. Le spectre de Lorenzo n’est plus que son âme, il se dédouble. Il divague aussi parlant de l’innocence en attendant minuit, l’heure de son crime. Page 122 Acte IV Scène 5, Lorenzo s’apitoie sur lui parlant de son corps faible et chancelant et ajoute « Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j’ai choisi ». Il a bien réfléchi et ne veut pas changer sa décision, il ne lutte pas contre ses démons. Il s’autodétruit : il se suicide à la différence d’un sacrifice. Acte IV Scène 4 « de quelles entrailles fauves, de quels velus embrassements suis-je donc sorti? » Puis, n’assumant pas le mauvais rôle « Suis-je le bras de Dieu? » En fait, il n’y a pas de fatalité, c’est un choix personnel.
Ce choix s’oppose à la sagesse de Philippe qui choisit un autre chemin page 94 « pourquoi ne pourrais-je pas en prendre une autre (route) qui me mènerait au même point? » Acte III Scène 3. Il a l’intention d’en appeler au peuple et d’agir ouvertement.
Le duc mort, Philippe refuse la révolution et dit à propos de son nom Strozzi et de sa crainte de rébellion de Pierre qu“il aura produit un rebelle et deux ou trois massacres » Acte V Scène 2 page 142. Il affirme qu’il « croit à tout ce que tu (Lorenzo) appelles rêves; je crois à la vertu, à la pudeur et à la liberté » page 91.
Philippe était en proie à un choix cornélien entre raison et sentiments lorsque ses deux premiers fils étaient en prison car ils ont frappé Salviati qui avait proposé à leur soeur Louise de coucher. Elle l’a repoussé mais est ensuite morte probablement empoisonnée. Philippe lutte entre sa peine et son désir de vengeance et de liberté. Il choisira de partir à Venise.
Pierre renoncera à faire la révolution. Il fera une attaque au bourg en représailles de la mort de Louise car il est « né pour autre chose que pour faire un chef de bandits » Acte V Scène 5 page 147.
Lorenzo demande à Philippe ce qu’il dirait si les républicains lui proposaient de succéder au duc. Il lui répond qu’il refuserait. Puis, le vieil homme réalise que le duc est mort et pense que la liberté est sauvée. Page 143 « il n’y a pas de haine dans ma joie-il n’y a que l’amour le plus pur, le plus sacré pour la patrie, j’en prends Dieu à témoin. » Lorenzo lui répond que le meurtre ne changera rien au système politique actuel. Références anachroniques de Musset à l’épée de Rubens qu’il avait reçue de Charles 1er d’Angleterre en 1630 ainsi que sa bague de diamants en remerciement de sa médiation avec l’Espagne : Acte V Scène 2 « C’est ainsi que l’éclair d’une seule épée peut illuminer tout un siècle » et page 134. Puis, lorsque le duc mord Lorenzo dans la lutte, la morsure d’Alexandre au doigt de Lorenzo est « une bague sanglante, inestimable diamant ». Lorenzo semble se prendre pour Rubens, lequel a négocié sans violence, alors que l’assassin s’imagine toujours plus grand qu’il ne l’est.
La liberté de choix entraîne la liberté d’action (B) : Le choix de commettre un crime en soi qui est un crime inutile.
Le crime en soi est moralement condamnable et pénalement punissable. Lorenzo a tué pour tuer. Il avait prévu de commettre un crime et avoue « J’étais une machine à meurtre, mais à un meurtre seulement » Acte V Scène 8 page 154. Orgueil de Lorenzo qui est content que sa tête soit mise à prix. Il a atteint son but de passer à la postérité page 96 Acte III Scène 3 « Il faut que le monde sache un peu qui je suis, et qui il est ». (…) Il ne me plaît pas qu’ils m’oublient ». (…) et l’humanité gardera sur sa joue le soufflet de mon épée marquée en traits de sang ». Lorenzo avait pactisé avec le diable Acte III Scène 1 page 74 « Ô jour de sang, jour de mes noces! Ô soleil! soleil! (…) son sang t’enivrera » Il devient vampire.
Ce crime en soi, qui n’est pas de la légitime défense, est un crime inutile. Rien n’a changé et il le savait mais pense que les hommes ne valent pas plus que lui. En effet, certains sont lâches puisque lorsque Corsini va leur proposer suite à l’assassinat du duc de prendre la forteresse, les clefs, les provisions et tout le reste, ils prendront peur et se retourneront contre lui Acte V Scène 5 page 149. Ainsi que le dit Philippe Acte V Scène 2 page 143 « Assurément tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses; nies-tu l’histoire du monde entier? ». Lorenzo aura commis un autre crime, celui contre sa mère qui meurt sans doute de honte et de chagrin. Lorenzo, sous la plume de Musset finira, lors d’une dernière promenade, alors qu’il n’en croyait pas le peuple capable, assassiné par le peuple et jeté dans la lagune. Il mourra en réalité 11 ans après son crime car il avait rejoint Philippe à Paris puis guerroyé contre Come 1er. Il fit d’autres voyages et mourut assassiné au couteau par deux hommes en 1548 à Venise face à la maison de sa maîtresse.
Finalement, Musset dans « Lorenzaccio » semble nous dire que le crime ne peut pas être l’exercice de la justice et l’on ne peut pas tuer tout simplement parce que l’on ne sait pas quoi faire de sa vie ni comment être grand. Lorenzo aurait pu s’engager en politique et essayer de changer les choses puisqu’il dit qu’il était appelé à être un jour près du trône. Pourquoi n’a-t-il pas cherché à influencer le duc comme le faisait la marquise, en l’incitant à faire le bien? Pourquoi a-t-il choisi de faire le mal? Par goût du vice, sans doute, puisqu’il avoue ne pas avoir la force de revenir à la vertu et qu’il a pris goût à la débauche.
En conclusion, Lorenzo a donné la clé de sa chambre à Philippe, car c’est le vieil homme le véritable héros qui n’a jamais renié ses idées ni versé dans le vice pour parvenir à ses fins. Il aime autrui, sa famille et ses amis. Il est fidèle à ses valeurs. La marquise aussi est une héroïne qui a su vaincre le cardinal et garder son mari. L’amour est toujours le plus fort.
Bibliographie : Michel Mourre « Dictionnaire encyclopédique de l’histoire du monde » Editions France Loisirs 2008
Geo.fr histoire de Florence-et-les-Médicis-quatre siècle d’histoire toscane
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